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Le Parc des Ateliers à travers le temps

Période antique :
- Fin Ier s. av. JC : construction du théâtre Antique d’Arles. Premières traces de la nécropole des Alyscamps.
- 80-90 ap. JC : édification de l’Amphithéâtre d’Arles.
- Début du IVe siècle : construction des thermes de Constantin.

Période médiévale :
- 948 : fondation de l’abbaye de Montmajour
- VIe siècle : fondation de l’enclos Saint-Césaire
- XIIe siècle : édification du cloître et de la cathédrale Saint-Trophime

« (…) C’est la ville d’Arles, une ville qui a été admirablement placée par la nature, ou plutôt pour laquelle la nature a pour ainsi dire créé sa place (…) »
Alphonse de Lamartine à l’Assemblée nationale le 30 avril 1842

1842 : le député Lamartine défend à l’Assemblée Nationale le tracé de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Marseille via Arles. Une première phase d’aménagement du site des ateliers ferroviaires arlésiens voit alors le jour (1845-1856).

Les constructions comprennent un atelier de machines (fabrication, réparation), un atelier de voitures, un atelier de wagons et un dépôt de machines.

1848 : le tronçon Avignon-Marseille est inauguré à Arles. Il marque une phase d’essor économique pour la ville. Les Ateliers deviennent le premier employeur de la ville, accueillant jusqu’à 1800 personnes en 1920.

1937 : les différentes compagnies ferroviaires françaises fusionnent pour devenir la SNCF. La locomotive à vapeur décline progressivement, et avec elle les Ateliers d’Arles spécialisés dans leur construction.

La France se désindustrialise. Malgré plusieurs phases de modernisation, le Parc des Ateliers ferme ses portes en 1984 après un long déclin de son activité.
A l’abandon, cette friche au cœur de la ville se voit peu à peu envahie par la végétation ; les bâtiments se dégradent.

Dès 1986, les Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles et le festival de musique Les Suds occupent cet espace brut de manière sporadique.

A partir du milieu des années 1990, la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur étudie plusieurs projets de réhabilitation pour redynamiser le site. L’immense bâtiment de la Grande Halle est alors rénové et inauguré en 2007.

Maja Hoffmann rassemble autour d’elle un « Core Group » de conservateurs, artistes, architectes et penseurs : Frank Gehry, Hans Ulrich Obrist, Philippe Parreno, Beatrix Ruf, Liam Gillick et Tom Eccles.
Ensemble, ils amorcent la réflexion sur un projet de nouveau centre culturel pour le XXIe siècle.

2008 : la Fondation LUMA co-signe avec la Ville d’Arles, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et les Rencontres d’Arles un protocole d’accord pour le développement du nouveau projet du Parc des Ateliers.

2010 : pour soutenir la dynamique culturelle qui se fait jour à Arles, le Ministère de la Culture annonce que l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie va bénéficier d’un nouveau bâtiment, sur le Parc des Ateliers.

5 avril 2014 : au terme de dix ans de réflexion sur le projet, le chantier est officiellement lancé lors de la cérémonie organisée pour la pose de la première pierre de Luma Arles.

Pendant la construction du Bâtiment Ressource designé par Frank Gehry et la réhabilitation des bâtiments existants, Maja Hoffmann souhaite que le site demeure toujours accessible au public. Le Parc des Ateliers accueille ainsi parallèlement un programme artistique et culturel de préfiguration et des événements en lien avec Les Rencontres d’Arles.

Durant cette phase d’expérimentation, plusieurs productions artistiques se déroulent également dans d’autres lieux de la ville : les Arènes d’Arles, la nécropole des Alyscamps, la Place de la République, etc.

Dès 2014, le bâtiment des Forges est rénové. Mis à la disposition du festival des Rencontres d’Arles, ces espaces permettent d’organiser des expositions de qualité muséale et d’amorcer des co-productions avec des institutions et des collections internationales.

2016 : le bâtiment de la Mécanique Générale est achevée avec une extension contemporaine. Lui aussi est immédiatement ouvert au public.

2017 : la Fondation LUMA marque les 10 ans de la rénovation de la Grande Halle avec un programme interdisciplinaire complet. Elle lance son programme d’Archives Vivantes avec une exposition dédiée à Annie Leibovitz et une installation des artistes Fischli/Weiss.
Un espace d’accueil, un restaurant (le Réfectoire), une librairie, un lieu d’information et de billetterie sont également créés.

Printemps 2018 : ouverture de La Formation. Ce bâtiment dédié au spectacle vivant accueille en résidence la compagnie de danse L.A. Dance Project pour sa troisième année à Luma Arles.

Automne 2018 : les travaux de réalisation du parc public conçu avec l’architecte paysagiste Bas Smets débutent.

Dans un mouvement perpétuel Luma Arles poursuit le développement du Parc des Ateliers. Véritable plateforme de productions interdisciplinaires, le site comprend des espaces de typologies, de tailles, de qualité et d’équipements allant du brut industriel au « white cube ». Ces espaces deviennent tour à tour des lieux d’accueil pour des expositions et des évènements culturels de formats très variés.

Un atelier de production, une collection d’archives vivantes, un programme de résidences d’artistes, une école, etc. sont autant d’outils d’activation à la source du programme qui animera ce campus de 6 hectares. Chacune de ces activités croise son expertise autour des thématiques liées à l’art, l’environnement, la dignité humaine et l’éducation.

Luma Arles se compose de cinq anciens bâtiments industriels :
– Les Forges, premier bâtiment à être rénové et réhabilité par Annabelle Selldorf, ouvert en juillet 2014.
– La Mécanique Générale, achevée en 2016.
– La Formation, achevée en 2018.
– L’Ancien Bâtiment Administratif, dont l’ouverture est prévue en 2020.
– La Grande Halle, inaugurée en 2007
Et du Bâtiment Ressource (conçu par Frank Gehry). Travaux : 2014–2020.

2020 : ouverture de l’ensemble du Parc des Ateliers et inauguration du Bâtiment Ressource.