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Expositions de l’Association du Méjan

L'Association du Méjan et les Éditions Actes Sud proposent trois expositions au Magasin Électrique : Prune Nourry “La destruction n’est pas une fin en soi” où l’artiste présentera une série de photographies ainsi que son Bouddha ; 100 Portraits, extraits de la Collection Antoine de Galbert, une sélection de cent portraits, dont environ 80 photographies mais aussi quelques dessins, peintures, sculptures ou vidéos ; Frédéric Delangle & Ambroise Tézenas “Des Sneakers, comme Jay-Z, Portraits et paroles d’exilés”.

100 Portraits - La Collection Antoine de Galbert
Antoine de Galbert, fondateur de la maison rouge à Paris, collectionne depuis une trentaine d’années. Bien qu’il ne se considère pas « collectionneur de photographies », un grand nombre d’images sont venues enrichir sa collection au fil du temps. L’exposition présente une sélection de plus d’une centaine de portraits de sa collection, surtout des photographies, mais parfois aussi des dessins, des peintures, des sculptures et des vidéos.

Prune Nourry – La destruction n’est pas une fin en soi
L’artiste Prune Nourry présente une série de photographies et sculptures, ainsi que son Bouddha monumental créé l’an dernier pour le Musée national des arts asiatiques à Paris. Les photographies de la plasticienne sont à la fois des récits de voyages, de rencontres inédites entre ses sculptures et les passants dans la rue, la trace imprimée de son projet artistique mené en Inde et en Chine autour du thème de la sélection du sexe de l’enfant ; mais en sus de la photographie document de l’œuvre, ces Images sculptées – puisque c’est ainsi qu’elle les appelle – sont aussi la capture et la mise en lumière du processus de création qui fait oeuvre à part entière, là où l’image laisse apparaître de la matière, allant de la terre au lait… Voyage, itinérance, c’est au tour du Bouddha géant de Prune Nourry de fouler de nouveaux territoires.

Frédéric Delangle et Ambroise Tézenas
Des Sneakers comme Jay-Z, portraits et paroles d’exilés
« Au centre de premier accueil de la Porte de La Chapelle, à Paris, un soir d’hiver, Zaman – un jeune Afghan arrivé en bermuda et en tongs après avoir marché seize mois depuis Kaboul – a demandé si, par hasard, dans le tas de tennis usagées qui lui étaient présentées, nous n’aurions pas plutôt une paire de baskets « pas moches », des sneakers… comme celles de Jay-Z. Le projet est parti de là. Peu de temps après, nous étions deux photographes, un vidéaste et quatre bénévoles d’Emmaüs Solidarité réunis autour d’une mission simple : celle d’en savoir plus sur le rôle de leurs vêtements, ces vêtements qu’ils portent et qui ont appartenu à d’autres. Ce qu’ils représentent pour eux. En quoi ils dénoncent, trahissent, protègent (et pas juste du froid et de la pluie). Ils ont chacun choisi une tenue parmi les vêtements proposés dans le vestiaire et ont pris le temps de nous expliquer pourquoi : pourquoi ces chaussures, cette forme de pantalon, cette couleur de veste ? Et puis de poser. »